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« Le surendettement n’est pas une fatalité »

Jean-Louis Kiehl, président de Crésus, et Médéric Monestier, directeur général de la BFM.

28 novembre 2018 — Mieux vaut prévenir (le surendettement) que guérir ! C’est ce qu’il faut retenir de la conférence coorganisée par le CNAS et son partenaire, la Banque française mutualiste, le 20 novembre au siège parisien de cette dernière.

La projection d’un documentaire suivi d’un débat, d’un jeu et de témoignages ont illustré différents cas de figure d’engrenages qui mènent à des situations de détresse financière. « Ce n’est pas l’emprunt qui crée le surendettement, mais une mauvaise information de départ ou un élément extérieur » observe Médéric Monestier, directeur général de la BFM, devant des représentants de mutuelles, d’associations, de collectivités et de services de l’État.

Accidents de la vie et dérives du système

Plus de 200 représentants de mutuelles, associations, collectivités et services de l'État ont assisté à la conférence.

Car le surendettement ne trouve pas sa seule source dans l’achat compulsif, mais aussi dans les accidents de la vie (chômage, divorce…) et certaines dérives que dénonce Frédéric Castaignède dans son film Morts à crédits : bulle immobilière en Islande et en Espagne suite à la crise financière de 2008, crédit renouvelable en France, organismes de crédit sans scrupule au Danemark…

Deux témoins présents à la conférence ont raconté leur descente aux enfers, puis leur remontée après avoir croisé la route du réseau d’associations Crésus (Chambres régionales du surendettement social) : une ex-chef d’entreprise victime d’escroquerie ; un ancien fonctionnaire mis au placard par la collectivité qui l’employait… « On arrive à sauver et à reconstruire une personne sur deux, explique son président, Jean-Louis Kiehl. Le surendettement n’est pas une fatalité mais, en France, il faut renforcer la détection précoce dès le premier impayé, afin d’obtenir un étalement de la dette. »

Des actions de prévention et d’éducation

C’est l’un des ressorts sur lequel agit ce réseau de 134 antennes locales et 530 bénévoles experts, qui accueillent et accompagnent des personnes surendettées. Crésus déploie également des actions de prévention auprès des pouvoirs publics et des acteurs du crédit, et intervient dans le milieu scolaire avec Dilemme®, un programme ludique d’éducation budgétaire et financière. Dès novembre 2019, son nouveau web service — Budget Grande Vitesse — permettra au consommateur de maîtriser sa situation en temps réel, de calculer et d’accéder à ses droits et de mieux comprendre sa solvabilité avant tout engagement.

821 dossiers en 3 ans au CNAS

Les bénéficiaires du CNAS ont accès quant à eux au service de regroupement de crédits du Crédit municipal public et solidaire, qui permet le rachat de crédits et de dettes jusqu’à 75 000 € remboursables sur 2 à 10 ans. Ces trois dernières années, 821 dossiers ont été traités. De plus, un simulateur de prêt sur cnas.fr et le n° Azur 0810 003 243 est à leur disposition.

Le surendettement en France, c’est…

  • 181 000 dossiers en 2017
  • 27 862 € d’encours moyen de la dette (hors immobilier)
  • 1 surendetté sur 3 vit seul
  • 1 sur 4 est sans emploi
  • 3 sur 4 sont locataires

Consulter l’Enquête typologique 2017 sur le surendettement des ménages (document Banque de France)